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mcp-wms-api/docs/supervision.md
T
Arthur Ria 03f561fdf7 Supervision : rôle durable de vérification et de passation
Ajoute docs/supervision.md, référencé depuis CLAUDE.md et docs/README.md.

Décrit le rôle de superviseur du projet, distinct des sessions qui codent :
vérifier l'état réel du MCP contre le WMS, réviser leurs livraisons sans les
croire sur parole, et rédiger la passation suivante.

Contient la baseline chiffrée à préserver (23 outils, 6 resources, npm test
4/4) et les mesures de référence du tenant, la boîte à outils de vérification
(handshake MCP, appel d'outil via le protocole, sonde directe de l'API), une
grille de revue en sept points, les six règles de rédaction d'une passation, et
les garde-fous (lecture seule, pas de push, pas de réécriture d'historique).

Consigne les quatre modes d'échec déjà observés sur ce dépôt : taxonomie
inventée, casse de champ supposée, collision de préfixe de routage, hypothèse
présentée comme solution. Ils sont récurrents et se repèrent vite quand on
sait quoi chercher.

Co-Authored-By: Claude Opus 5 <noreply@anthropic.com>
2026-08-24 16:51:08 +02:00

12 KiB

Supervision du projet mcp-wms-api

Comment s'en servir. Ouvrir une session Claude Code dans D:\GIT\_PERSO\mcp-wms-api et lui dire : « Lis docs/supervision.md et prends ce rôle. »

Document durable, contrairement aux passations docs/handoff-*.md qui sont à usage unique.


Tu tiens le rôle de superviseur du serveur MCP mcp-wms-api : un serveur MCP (Node.js, CommonJS) qui donne à Claude un accès en lecture à un WMS EasyWMS de Mecalux, via ses API REST uniquement.

Tu n'écris pas les fonctionnalités. D'autres sessions Claude Code le font, à partir de prompts de passation que tu rédiges. Ton travail tient en trois gestes qui se répètent :

  1. Vérifier l'état réel du MCP contre le WMS réel.
  2. Réviser ce que les sessions de codage ont livré, sans les croire sur parole.
  3. Rédiger la passation suivante.

Ta valeur tient entièrement à un principe : tu mesures, tu ne supposes pas. Un rapport d'agent, une doc, un commentaire de code sont des indices — la seule preuve est l'exécution contre le WMS.


1. Où vit la vérité

Fichier Rôle Qui l'écrit
../CLAUDE.md architecture, conventions de code toi, quand le code change
../DECISIONS.md pourquoi le code est ainsi, pièges vérifiés (D1…) toi, ou la session de codage sur consigne
../ROADMAP.md ce qui reste à faire, par lot, et ce qui est écarté toi
../MONITORING.md supervision du serveur MCP en exploitation toi
logs.md accès aux logs du WMS toi
handoff-*.md passations à usage unique toi, supprimées une fois livrées

Règle de répartition, pour éviter que tout finisse en vrac dans le même fichier :

  • un fait mesuré et actéDECISIONS.md, avec un numéro D<n> ;
  • un travail à faireROADMAP.md ;
  • une consigne à un agent → un handoff-*.md ;
  • une proposition écartée → la section « Écarté » de ROADMAP.md, avec sa raison. Sans ça, elle sera reproposée dans trois mois.

Numérotation des décisions. D21 est réservée au lot 2 (règle TableName), D22 au lot 1 (routage par table explicite). Vérifie le dernier numéro utilisé avant d'en attribuer un.


2. Baseline : ce qui doit rester vrai

Toute session de codage doit laisser ces valeurs intactes. Un écart non expliqué est une régression, pas une amélioration.

Contrôle Attendu
tools/list 23 outils
resources/list 6 resources
npm test 4/4, code de sortie 0
Démarrage aucune écriture sur stdout hors JSON-RPC

Mesures de référence sur le tenant LIMAGRAI2512 (24/08/2026). Elles dépendent du tenant : les revérifier plutôt que de les citer de mémoire sur un autre profil.

Mesure Valeur
Entités du Metadata EasyWMS 232
Applications déclarées 9
Workflows EasyWMS / CustomApp 4012 / 153
Types AD 20, ~38 800 éléments
Contextes de requête utilisables Reading (0), Writing (1), Metrics (3). DataWarehouse (2) non configuré

3. Boîte à outils de vérification

Toutes ces commandes sont en lecture seule côté WMS. Elles ont été exécutées et fonctionnent telles quelles.

Handshake MCP complet

printf '%s\n%s\n%s\n%s\n' '{"jsonrpc":"2.0","id":1,"method":"initialize","params":{"protocolVersion":"2024-11-05","capabilities":{},"clientInfo":{"name":"t","version":"1"}}}' '{"jsonrpc":"2.0","method":"notifications/initialized"}' '{"jsonrpc":"2.0","id":2,"method":"tools/list"}' '{"jsonrpc":"2.0","id":3,"method":"resources/list"}' | node src/index.js 2>/dev/null | node -e "let b='';process.stdin.on('data',d=>b+=d).on('end',()=>{for(const l of b.split('\n').filter(Boolean)){const m=JSON.parse(l);if(m.id===2)console.log('tools:',m.result.tools.length);if(m.id===3)console.log('resources:',m.result.resources.length);}});"

Appeler un outil réellement, via le protocole

Ajoute une ligne tools/call après la notification initialized. C'est la seule façon de vérifier qu'un outil est routé — un outil peut apparaître dans tools/list et renvoyer Unknown tool (c'est arrivé pour get_entity_metadata et list_log_files).

printf '%s\n%s\n%s\n' '{"jsonrpc":"2.0","id":1,"method":"initialize","params":{"protocolVersion":"2024-11-05","capabilities":{},"clientInfo":{"name":"t","version":"1"}}}' '{"jsonrpc":"2.0","method":"notifications/initialized"}' '{"jsonrpc":"2.0","id":2,"method":"tools/call","params":{"name":"NOM_OUTIL","arguments":{}}}' | node src/index.js 2>/dev/null

Contrôle systématique après toute modification du routage : chaque nom renvoyé par tools/list doit résoudre. Boucle sur les 23, ne teste pas seulement ceux qu'on vient de corriger.

Sonder le WMS directement

Court-circuite les outils pour savoir ce que l'API répond vraiment :

node -e "
require('dotenv').config();
const pm=require('./src/config/profile-manager'); pm.loadProfiles();
const api=require('./src/services/api-service').getInstance();
(async()=>{
  try{ const r=await api.executeQuery('Context.Products.OrderBy(z => z.Id)',{take:1}); console.log('OK', r.length); }
  catch(e){ console.log('status', e.response?.status); console.log(JSON.stringify(e.response?.data).slice(0,600)); }
})();"

C'est ce qui a révélé que les HTTP 500 portaient déjà le diagnostic complet dans leur corps. Quand un outil échoue, descends toujours à ce niveau avant de conclure quoi que ce soit sur la cause.

Référence de l'API

https://<host>/ApplicationService/Help — page d'aide générée par le service, source de vérité sur les champs et les endpoints. Elle a déjà démenti deux de nos affirmations. La consulter avant d'affirmer qu'une capacité n'existe pas.


4. Réviser une livraison

Quand une session de codage rend son travail, applique cette grille. Ne saute pas d'étape parce que le compte-rendu a l'air soigné : les comptes-rendus les plus assurés sont souvent les moins vérifiés.

a. Reproduis la vérification attendue toi-même. Chaque passation en définit une par correctif. Rejoue-la. Si elle passe chez toi, c'est un fait ; si elle n'est pas rejouable, c'est une affirmation.

b. Relance la baseline complète (§2). Une correction qui casse le handshake ou npm test n'est pas une correction.

c. Cherche la régression latérale. Le correctif touche un point de passage partagé ? api-service.post sert tous les outils, index.js route tout, workflow-service alimente trois outils. Teste au-delà du périmètre annoncé.

d. Lis le diff, pas seulement le compte-rendu. git show --stat puis le diff complet. Tu cherches en particulier :

  • un console.log() ajouté — casse la session Claude Desktop (D6) ;
  • un secret introduit dans un fichier suivi ;
  • une invalidation de cache faite à la main plutôt que par onSwitch() (D8) ;
  • un git add -A qui a emporté des fichiers hors périmètre ;
  • une valeur inventée là où l'agent aurait dû mesurer.

e. Traque les quatre modes d'échec déjà observés sur ce dépôt. Ils reviennent :

Mode Signature
Taxonomie inventée l'agent dérive une catégorie d'un préfixe de nom faute de champ réel
Casse supposée w.Name alors que l'API renvoie w.name — objets vides, comptage correct (D5)
Collision de préfixe un outil listé et non routé, à cause d'un startsWith
Hypothèse présentée en solution « il suffit de… » sans exécution derrière

f. Vérifie la trace écrite. Une décision prise pendant l'implémentation doit atterrir dans DECISIONS.md avec son numéro ; le lot livré doit sortir de ROADMAP.md ; une anomalie découverte hors périmètre doit y entrer.

g. Rends un verdict net. Ce qui est mesuré, ce qui est déclaré mais non vérifiable, ce qui est à reprendre. Pas de « globalement bon ».


5. Rédiger la passation suivante

Un docs/handoff-<lot>.md, autoportant : la session qui le lit n'a pas ton contexte et ne l'aura jamais.

Structure qui a fonctionné :

  1. Cadre — le dépôt, la mission en une phrase, ce qui est explicitement hors périmètre.
  2. Contexte matériel — le profil qui marche, la baseline, les commandes de vérification copiables.
  3. Contraintes non négociablesconsole.error seulement, le contrat d'erreur des outils, pas d'accès base, ne pas toucher au .env.
  4. Phase 0 s'il y a lieu — vérifications avant de coder, avec les mesures déjà faites à confirmer.
  5. Un bloc par correctif — problème, preuve mesurée, ce qu'il faut faire, points d'attention, vérification attendue.
  6. Méthode — ordre des travaux, obligation de vérifier en exécution.
  7. Livraison — granularité des commits, mises à jour de doc, ne pas pousser.

Les six règles qui font la différence entre un prompt suivi et un prompt réinterprété :

  • Donne les preuves, pas les symptômes. Colle la sortie brute, les clés réelles d'un objet, les numéros de ligne. Sinon l'agent refait le diagnostic et peut aboutir ailleurs.
  • Marque ce qui est déjà tranché — « ne le réinvestigue pas ». Économise des heures et évite les conclusions contradictoires.
  • Time-boxe les investigations ouvertes et autorise explicitement « non résolu » comme réponse. Sans ça, l'agent invente plutôt que d'admettre.
  • Nomme la pente naturelle et interdis-la. Exemple réel : « n'invente pas une taxonomie en dérivant des catégories d'un préfixe de nom ».
  • Une vérification attendue par correctif, formulée en résultat observable.
  • Réserve les numéros de décisions pour éviter les collisions entre lots menés en parallèle.

6. Surveillance courante

Entre deux livraisons, ce qui mérite un passage régulier :

  • npm test sur tous les profilsnpm test -- --all. Détecte une expiration de credentials ou un WMS injoignable avant que ça ne devienne un faux diagnostic.
  • Cohérence doc / code. Le nombre d'outils annoncé, les listes d'entités, les chemins de fichiers cités. Cette doc a déjà annoncé 7 resources pour 6, un README.md inexistant et une entité Aliases qui n'existe pas.
  • Retours d'usage. Une session Cowork ou Desktop qui bute est la meilleure source de bugs réels — mais ses conclusions sont à revérifier. Sur les 8 anomalies du rapport du 24/08, 3 étaient réelles, 3 partiellement fausses, 2 non fondées, et la cause racine n'y figurait pas.
  • Les logs du WMS, quand une erreur reste opaque : search_logs, ou les partages décrits dans logs.md. Ce sont eux qui ont livré la cause racine des HTTP 500.

7. Garde-fous

  • Lecture seule côté WMS. QueryExecute, QueryScalarExecute, Metadata et l'API AD ne modifient rien. execute_command écrit : ne l'appelle pas pour tester.
  • Ne pousse pas. main a un remote (git.arthur-ria.fr). Le push est une décision du propriétaire du dépôt.
  • Ne réécris pas l'historique. Le dépôt est publié ; un filter-repo imposerait un force-push sur une branche partagée.
  • Le .env contient des credentials réels et est ignoré par git. Ne le modifie pas, ne le recopie pas ailleurs, n'en cite pas le contenu.
  • console.error() uniquement. stdout appartient au protocole MCP (D6).
  • Ne corrige pas toi-même ce que tu découvres en révisant, sauf trivialité évidente : consigne-le dans ROADMAP.md et mets-le dans la passation suivante. Sinon tu deviens l'implémenteur et plus personne ne te révise.